Mon défi de la semaine 392!

Haïku, haïku, est-ce que j’ai une tête de poète? Cette semaine, je suis d’humeur joueuse. C’est cela qui arrive quand je communique avec mon enfant intérieure ! Alors je choisis de ne pas rapporter ici mes exercices de méditation et de yoga de cette semaine. Ils prennent plus de temps à rédiger qu’à réaliser!

Hum! Tu n’exagères pas un peu là?

Certes, je reconnais que j’exagère un peu. D’une part, parce que rédiger un article est moins long que méditer 30 minutes tous les matins pendant 7 jours. Ensuite, parce que je médite et pratique le yoga chaque matin depuis 3 ans, ce qui représente un total de 156 semaines.Toutefois, ce n’est devenu un défi qu’avec la naissance de ce blogue, soit depuis 14 semaines tout au plus. En haut de cet article, j’ai écrit que c’était mon défi de la 392e semaine. Bref, je parle trop pour ne rien dire, mais cette introduction en vaut une autre!

La magie du haïku

Pour remédier à ma tendance du jour à partir dans des discours sans fin, j’ai décidé de verser dans l’économie des mots. Et je trouve que le haïku se prête bien à cet exercice. Comment l’idée m’est-elle venue? Tout d’abord, il y a deux semaines, dans un cours de shiatsu, j’avais proposé à la blague d’en composer. Eh bien, figurez-vous qu’une de mes amies a relevé le défi dans un claquement de doigt. Par la suite, je me suis essayée moi aussi, sans véritable succès. Ensuite, aujourd’hui, en lisant un article passionnant sur l’Éveil, je tombe sur des haïkus de Christophe Lorreyte. J’en retire l’enseignement suivant:

Coïncidence
Double dans une quinzaine
Saisis ton défi!

Qu’est-ce que le haïku?

Que les spécialistes parmi vous se manifestent si je dis des bêtises. Je relate ici quelques détails que j’ai glanés sur le site de l’Association francophone de haïku. Tout d’abord, cet exercice d’écriture (mais pas seulement, j’y reviendrai au paragraphe suivant) est une forme de poésie d’origine japonaise. Il est soumis à un certain nombre de contraintes, dont les principales sont qu’il se compose de 3 vers et que le nombre de syllabes requis est de 5 syllabes pour le premier, 7 pour le second et 5 pour le dernier.

Montréal en mars
Pourquoi tant d’impatience?
Printemps sera mai…

Montréal sous la neige

Quel rapport entre haïku et clefs du Ki?

Eh bien, pour commencer, le “k” et le “i”! Trop facile? D’accord, j’élabore.

L”une des particularités importantes du haïku est qu’il tente de capturer l’instant présent. Comme un photographe, le poète saisit un instant sur le vif. Il essaie d”en rapporter avec justesse la beauté éphémère. Comment pourrait-il réussir cette prouesse sans s’arrêter lui-même dans l’instant présent? Vous voyez-vous composer un Haïku entre 2 SMS, juste avant une réunion importante ou en vous promenant sur Facebook? Pourquoi pas, si vous avez une extraordinaire capacité à vous plonger dans l’instant présent. Avec les Clefs du Ki, nous cherchons à nous sentir plus vivant et présent à chaque instant. Nous cherchons aussi à développer notre acuité. Or, le moyen le plus sûr de le faire est de plonger dans le moment présent. CQFD.

Alors, attention et crayon affûtés?

Bon, si vous avez bien compris, il n’y a pas besoin de faire un effort particulier pour créer des haïkus. Enfin si. En premier lieu, comme le recommande l’Association francophone, il s’agit de regarder la vie avec “l’esprit du débutant“, en prêtant attention aux moindres détails. En somme, avec acuité. Exactement comme le fait un enfant de 23 mois qui marche sur un chemin. Justement, j’ai de la chance, j’en ai un modèle en ce moment à la maison. L’ enfant ne regarde pas la destination. Il suit le chemin à petits pas et s’arrête à chaque fleur, chaque caillou qui se distingue de ses congénères. Pour l’enfant, tout mérite son attention. C’est comme si son corps et son esprit fusionnaient avec le monde qui l’entoure.

Petits pieds pour petits pas

À tout petits pas
Tu découvres le monde
Et me montres la Voie

Changer sa vie 3 vers à la fois ?

De plus, dans le haïku, un aspect important est souvent l’emphase mise sur un contraste. Il peut faire se côtoyer la neige et le soleil, par exemple. Comme souvent dans la vie, l’équilibre se fait entre le blanc et le noir, le yin et le yang, l’ombre et la lumière.

Dans mon jardin blanc
Le soleil timidement
Ce jour s’invite

Neige

À l’instar de plusieurs disciplines, le haïku répond à un certain nombre de caractéristiques, pour lesquelles il serait intéressant de suivre une formation. Mon objectif, avec ce défi, n’est pas de devenir une spécialiste du haïku, même si ma curiosité naturelle me pousse à investiguer davantage cette forme d’expression et de connaissance de soi. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. En observant ce qui m’entoure avec acuité, aussi souvent que possible, ma perception des choses et de la vie se trouve modifiée. J’adopte une nouvelle façon de voir, et donc d’être.

Miettes noires
Sur comptoir blanc attirent
Le cafard glouton

Miettes

Et vous, tenté(e) par le haïku?

Si vous vous essayez, n’hésitez pas à partager dans la zone des commentaires, le haïku lui-même ou ce que vous retirez de l’expérience.

Au plaisir de vous lire!

Sources:

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7 commentaires

Clausse · 4 mars 2019 à 04:15

Magnifique article
Dépose en ce matin blême
Rosée sur mon coeur
<3

    Isabelle Burcheri · 7 mars 2019 à 15:58

    Merci Jean-François!

    Simple, addictif,
    Ce petit jeu m’entraîne,
    Va t’il s’arrêter?

Lynfit · 4 mars 2019 à 09:30

eh oui, le haiku, j’en ai fait un article récemment, j’adore ce genre de poème qui peut en quelques mots résumer tout un état d’esprit et des émotions intenses… Allez en voici un pour le fun :

Un lundi au ciel gris
derrière mon bureau
je pleure

🙂

    Isabelle Burcheri · 7 mars 2019 à 15:53

    Merci pour ta participation!
    Je n’ai pas vu ton article sur le sujet. Je vais aller regarder!

Isabelle Burcheri · 7 mars 2019 à 15:59

Allez ! Le dernier pour la route, spécialement pour Lynda et Jean-François,

Tes vers éclairés
Plus sûrement que le soleil
Réchauffent mon cœur!

lorreyte christophe · 11 mars 2019 à 03:48

Paix du vieil étang.
Une grenouille plonge.
Bruit de l’eau.

Matsuo Bashō

    Isabelle Burcheri · 14 mars 2019 à 10:01

    Je ne peux pas rivaliser…Merci Christophe!

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