Cessez d’être une victime. Tel est le sujet proposé par Arnaud Riou, avec la 8e étape de son programme pour adopter une attitude de chamane.

Photo Anke Sundermeier, Pixabay

En fait, je vous avoue que la première fois que j’ai fait l’exercice, je l’ai pris un peu à la légère. En effet, je me considère en général comme responsable de ce qui m’arrive et me sentais peu concernée. Cependant, j’ai réalisé par la suite que j’adoptais à certaines occasions un rôle de victime. Dans ces moments-là, je perdais mon enthousiasme et ma joie de vivre, car je me privais temporairement de mon pouvoir.

Être une victime en temps normal

Victime de nos propres chaînes. Image Pixabay

En règle générale, la plupart des gens endossent le rôle de la victime de temps en temps. Cela se produit quand nous ne sommes pas trop dans notre assiette. Dans ces cas-là, il nous est en général facile d’accuser la société, la surconsommation, notre conjoint, notre éducation, bref, les autres, de ce qui nous arrive. Au lieu d’identifier ce qui, dans notre comportement est à l’origine du problème. Souvent, cela est passager et nous reprenons le dessus assez rapidement. Toutefois, rien ne nous oblige à passer par la case victime. Parce qu’à chaque fois que nous rendons l’autre responsable de ce qui nous arrive, nous lui donnons un peu de notre pouvoir. D’ailleurs, chez certaines personnes, être une victime est une habitude chronique et fait partie de leur identité. Du coup, ces personnes ne décident rien pour leur vie. Elles vivent de l’insatisfaction permanente et la peur.

Être une victime confinée

Victime du confinement. Photo StockSnap, Pixabay

Néanmoins, en ce moment, au cœur de cette période de confinement qui dure, la question d’être une victime résonne particulièrement. En effet, il serait aisé, après 4 semaines d’enfermement, d’accuser le confinement de notre mal-être. En plus, cette situation est partagée par tellement de personnes, que c’est presque légitime de se plaindre. Du coup, nous pouvons sans vergogne nous laisser aller à des discours collectifs de victimes. D’ailleurs, même sous des aspects humoristiques, les vidéos qui brossent le portrait de notre malheur sont légion sur Internet.

Par exemple, j’ai vu au moins trois vidéos montrant des “pauvres” parents “obligés” de télétravailler  tout en faisant l’école à leurs enfants soudainement devenus des “monstres”. Ils semblaient au bout du rouleau.

Heureusement, on peut en finir avec l’attitude de victime

Or, Arnaud Riou nous invite, tels des chamanes, à accepter tous les événements qui nous arrivent avec calme et sagesse. Et ce, « quelles que soient les circonstances extérieures ». Devant chaque situation, nous avons la possibilité de dire oui ou non. C’est en retrouvant notre faculté à choisir que nous sortons du rôle de la victime.

« Les mots sont des fenêtres »

Fenêtre. Photo I. Burcheri

Pour commencer, il s’agit de choisir les mots que nous employons. Selon Marshall Rosenberg, le « père » de la Communication Non Violente, à chaque fois que nous utilisons des formules comme : « Je dois », « Il faut », « Je le fais parce que je n’ai pas le choix », nous perdons de votre pouvoir. Par contre, en employant à la place « Je décide », « Je choisis » ou « je privilégie », nous assumons notre force de décision et nos valeurs.

Ainsi, observez la différence entre : « je m’enferme chez moi parce que je n’ai pas le choix d’accepter les consignes qui sont données » et « je décide de rester chez moi, parce que ma santé et celle de mes proches me tient à cœur. » Encore mieux, vous pouvez ajouter « Je choisis de profiter de ces moments uniques, où nous sommes tous réunis et où nous renforçons chacun notre capacité à cohabiter et à accepter nos différences ».

Identifier ce qui vous motive

Dans la réalité, tout ce que vous faites est motivé par quelque chose, même à votre insu et même quand cela vous dessert. Donc, malgré les circonstances extérieures, il y a une motivation en vous qui fait que vous avez renoncé à certaines de vos libertés fondamentales. Sans doute, répondez-vous à votre besoin de sécurité, de tranquillité (pour certains) ou d’expérimentation! Donc, il ne tient qu’à vous de rester galérien ou de devenir le capitaine du bateau! 

Eh oui, ainsi que me le faisait remarquer hier une de mes amies, nous vivons quand même des circonstances exceptionnelles, dont nous nous souviendrons toute notre vie. À nous d’en faire quelque chose digne d’être conté à nos petits-enfants…

Bonus

Pour bien sentir à l’intérieur de vous la différence entre la position de victime et celle de vainqueur, je vous invite à faire l’exercice suivant.

Premièrement, nommez trois situations où vous vous êtes vu(e) comme une victime. Ensuite, pour chacune d’elle, cherchez quelle émotion elle vous faisait vivre. Puis, essayez d’identifier lequel de vos besoins n’était pas comblé à ce moment-là.

Par exemple : je me suis considérée comme une victime le 14 mars quand j’ai réalisé que je ne pourrai plus travailler pendant une période de temps indéterminée. Alors, j’ai vécu du découragement. Mon besoin de sécurité n’était pas comblé.

Quelles émotions suis-je ne train de vivre comme victime? Photo Pixabay.

Deuxièmement, nommez trois situations où vous pouviez assumer votre position.  Puis, pour chacune d’elle, cherchez quelle émotion elle vous faisait vivre. Après, essayez d’identifier lequel de vos besoins était comblé à ce moment-là.

Exemple : j’ai senti que je prenais mon pouvoir quand j’ai commencé à donner des séances de Reiki gratuites (ou quand j’ai fait un don du sang). Je me suis sentie en paix. Ainsi, mon besoin de participation et de sens ont été satisfaits. 

Symbole de continuité et de courage, le colibri est l’antithèse de la victime. Photo Pixabay.

À vous de jouer et de vous défaire de la partie de vous qui veut être une victime!

Sources:

Image d’en-tête

  • Martial arts, Annalisa Battista
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