Mon défi de la 17e semaine!

Mon défi de cette semaine porte sur la relaxation progressive. Pour vous le présenter, je me suis inspirée d’une anecdote qui s’est produite il y a 1 ou 2 mois. Ce jour-là, après avoir fait ma méditation matinale, je suis attablée pour prendre mon petit déjeuner. Soudain, je vois ma fille de presque 2 ans passer devant moi avec le tabouret de la cuisine. Ainsi chargée, elle part en direction de la salle de bain. Je suis curieuse de voir ce qu’elle compte faire. Toutefois, je ne bouge pas, encore très détendue de ma méditation. De toute façon, avec un enfant de cet âge, la suite des événements ne tarde jamais à arriver d’elle-même. Effectivement, 1 ou 2 minutes après, je l’entends appeler. Ensuite les cris se taisent, j’entends de l’eau couler. Un de ses frères arrive en riant pour m’expliquer qu’elle voulait utiliser le tabouret pour atteindre le lavabo afin de se laver les mains. Malheureusement, la hauteur était encore insuffisante pour qu’elle réussisse à atteindre le savon. D’où les cris. Alors il l’a aidée. Elle s’est lavé les mains et est venue déjeuner.

Pourquoi cette histoire?

Outre le fait de mettre en lumière le magnifique esprit de collaboration entre les enfants, que j’ai souvent l’occasion d’observer, cette histoire m’a rappelé un concept de yoga. Il s’agit de « l’esprit du débutant ». Cela consiste à regarder les choses et les événements comme si c’était la première fois. Puis à tenter des expériences, comme font les jeunes enfants. En effet, eux ne se disent pas que ce n’est pas possible, qu’ils ne sont pas assez ceci ou pas assez cela, que c’est trop pour eux. Jamais ils ne se disent qu’ils l’ont déjà fait des centaines de fois et que ça ne marche pas. Ils essaient encore et encore. En cours de route, ils apprennent. Dans le même temps, ils entraînent leur cerveau. En permanence, ce dernier crée de nouvelles connections neuronales.

Découvrir le monde avec ‘esprit du débutant

Neuroplasticité

Dans les cours d’éducation somatique et d’anatomie que je suis dans le cadre de ma formation en shiatsu, nous avons souvent l’occasion de parler de neuroplasticité. Depuis les 20 dernières années au moins, les recherches sur le cerveau ont  permis de mettre en lumière quelque chose de nouveau et de fondamental. Désormais, nous savons que notre cerveau a la capacité de changer sous l’effet de nos pensées, de nos efforts répétés et de nos apprentissages…et ce, quel que soit notre âge! Autrement dit, la manière dont nous alimentons notre cerveau (émotions, pensées, apprentissages) produit des changements anatomiques et fonctionnels du cerveau : c’est la neuroplasticité.

Quand nous avions deux ans, nous avions la capacité de nous émerveiller de chaque chose. Le plaisir que nous en retirions nous permettait d’acquérir des compétences extraordinaires. Cette capacité est encore en nous. Nous pouvons encore entraîner notre cerveau pour apprendre dans n’importe quel domaine.

Le champ des possibles

Ce qui précède donne des clefs (les clefs du Ki?) pour un meilleur rapport à soi. Si nous pouvons apprendre dans n’importe quel domaine, alors, nous pouvons apprendre à nous sentir mieux, à être plus heureux, etc.  Quand nous entraînons notre cerveau dans cette voie, il modifie notre esprit. Progressivement, nous sommes plus détendus, plus joyeux, plus zen, plus ancrés. C’est l’objet de livres comme « Le magasin des miracles », que j’ai déjà mentionné, ou « Le cerveau de Bouddha », de Rick Hanson et Richard Mendius.

Par où commencer?

Comme je l’ai écrit plus haut, le bonheur s’apprend. Tout comme la méditation, la compassion, etc. Mais personne n’y parvient d’un coup de baguette magique. C’est dommage et ça ne colle pas avec l’atteinte de résultats immédiats que promet la société dans laquelle nous vivons, mais c’est ainsi. Il m’a fallu 3 ans de pratique quotidienne pour être capable de m’asseoir et de méditer confortablement pendant 30 ou 40 minutes. Et je ne suis qu’au début du chemin.

Même ainsi, il y a des jours où c’est plus difficile, où je ne parviens à méditer que 20 minutes. En revanche, parfois, ma méditation matinale est extraordinaire, mais des contrariétés dans la journée font qu’elle est un vague et lointain souvenir à 17 h. Alors, je peux être survoltée, agacée, irritable. C’est dans ces moments que j’ai besoin de revenir à l’esprit du débutant. De retrouver un exercice simple « qui me ramène chez moi » , au calme, quelles que soient les circonstances. La relaxation progressive en est un exemple.  

Une certaine définition de la relaxation, aux Jardins du Précambrien de Val-David, Québec

Relaxation progressive

Cet exercice que j’ai appris dans un cours de yoga est décrit dans « Le cerveau de Bouddha », de Rick Hanson et de Richard Mendius.

Si vous disposez de 3 à 10 minutes, vous pouvez l’essayer. Elle consiste à déplacer votre attention d’une partie du corps à une autre, successivement. Pour ma part, je commence par les pieds et je monte vers la tête. Vous pouvez la pratiquer les yeux fermés ou ouverts. La deuxième option présente l’avantage de pouvoir être exécutée partout et en tout temps.

Si vous n’avez que 3 minutes, concentrez votre attention sur des parties importantes du corps, comme le pied droit, le pied gauche, la jambe droite, la jambe gauche, l’abdomen, etc. Si vous avez plus de temps, vous pouvez partir des orteils du pied droit, remonter le dos du pied droit, aller à la cheville droite, au tibia droit, etc jusqu’à l’aine. Puis porter l’attention de l’autre côté, avant de poursuivre avec les zones situées dans la partie supérieure du corps.

L’idée est de détendre chaque partie du corps visitée. Pour ce faire, accueillez la partie concernée dans votre conscience, en déterminant quelle sensation vous ressentez, sans réfléchir. Ou alors, vous pouvez simplement lui demander de se détendre. L’important est de choisir ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Ce que j’aime dans cette relaxation

Pour commencer, je dirais que cet exercice tient les promesses que son nom mentionne : il relaxe progressivement! En particulier les soirs où j’ai plus de difficulté à m’endormir, il m’aide à trouver le sommeil. Ensuite, en le pratiquant chaque jour, j’ai remarqué qu’il me permet de m’habituer à ressentir les sensations qui se jouent dans chaque partie de mon corps. Ceci est particulièrement utile dans la pratique du shiatsu.

Et vous?

Connaissez-vous la relaxation progressive? L’ avez-vous essayée? Avez-vous une autre méthode de relaxation? En quoi vous aide t’elle? Indiquez votre réponse dans les commentaires!

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