Mon défi de la semaine 13!

La connexion avec l’enfant intérieur est une pratique dont j’ai déjà parlé. Or la semaine dernière, j’ai travaillé sur une nouvelle façon de le contacter, qui me créait de l’inconfort a priori et qui, finalement, a eu beaucoup d’effets positifs.

Émotions intenses et enfant intérieur

Pour commencer, la semaine dernière, j’ai vécu une sorte d’ajustement émotionnel intense. J’ai fait face à beaucoup de tristesse et de fatigue, pendant 4 jours. Or, par habitude, je sais que quand je suis dans une telle tempête, c’est parce que mon enfant intérieure est impliquée. Un événement déclencheur vient réveiller un traumatisme du passé, vécu lorsque j’étais enfant, puis cristallisé.

La solution peut être simple

Bon, comme je l’ai déjà écrit, si vous avez l’impression d’être dans une impasse totale, n’hésitez pas à faire appel à un thérapeute chevronné pour vous aider à traverser la tempête. C’est ce que j’aurais fait si mon ouragan intérieur avait perduré. Même si la solution est en nous, il n’en demeure pas moins que se faire accompagner peut être une bonne idée pour la trouver plus rapidement et de façon sécuritaire.

Toutefois, parfois, il y a des périodes de notre vie où nous savons que nous pouvons faire un bout du chemin tout seul. C’était mon cas la semaine dernière. Je savais que la solution résidait encore dans dialogue avec mon enfant intérieur. Par contre, la façon dont je l’abordais jusqu’à présent, que j’ai partagée dans le défi de la semaine 13, ne semblait plus fonctionner. Il me fallait la changer pour quelque chose de plus ludique.

Prendre soin de l’enfant intérieur

C’est pourquoi j’ai rouvert le livre de Thích Nhất Hạnh, « Prendre soin de l’enfant intérieur. » Il y a un passage où il aborde spécifiquement le dialogue avec l’enfant intérieur. Il propose plusieurs façons de converser avec ce “jeune nous”.

Dialoguer avec l’enfant intérieur. Photo d’une murale, Montréal.

La recette que j’ai choisie représente un vrai changement pour moi. Je la trouvais fort inconfortable au début. La voici:

  • Disposez deux coussins au sol, l’un en face de l’autre.
  • Asseyez-vous sur le premier.
  • Prenez quelques minutes pour connecter à votre respiration.
  • Laissez l’image de votre enfant intérieur se former dans votre esprit. Il ou elle peut avoir 3, 4, 8 ans. Garder la première image qui vous vient.
  • Imaginez cet enfant s’asseoir sur l’autre coussin, en face de vous.

Dialoguez avec l’enfant intérieur

  • Entamez le dialogue (oui, oui, vraiment) à haute voix. Par exemple: « Bonjour cher enfant intérieur. Je sais que tu vis quelque chose de difficile en ce moment. Trouves-tu parfois que la vie est trop dure? Je comprends cela parce que j’ai été toi, il y a longtemps. Maintenant, je sais aussi que j’ai les capacités de prendre soin de toi. Tu peux me confier ta peine. Je t’écoute »
  • Ensuite, asseyez-vous sur l’autre coussin et mettez-vous dans la peau de cet enfant que vous avez été et qui s’exprime encore en vous. Dites tout ce que cet enfant veut dire. Vous avez le droit de vous plaindre, de vous lamenter, de pleurer, d’avoir peur…pour changer! Si des émotions vives se présentent, c’est le signe que vous êtes en contact avec une émotion réelle. Autorisez-vous à en parler librement.
  • Reprenez la place sur l’autre coussin et parlez à l’enfant. Faites vraiment comme s’il y avait un enfant en face de vous, parce qu’il ou elle est réel (même s’il ou elle est en vous). Par exemple, vous pouvez lui dire : « j’ai bien entendu ce qui te rend triste (ou qui te fait peur). La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes plus un enfant, nous sommes adultes. Désormais, si quelqu’un fait quelque chose qui nous rend triste (ou nous fait peur), nous avons les moyens de nous prendre soin de nous. Nous n’avons plus besoin de rechercher le soutien d’une autre personne. Nous n’avons pas besoin que quelqu’un d’autre soit là pour nous sentir bien. »nger

Clôturez avec une belle fin

  • Ensuite, je demande à l’enfant s’il y a quelque chose qu’il ou elle aimerait faire aujourd’hui pour se sentir mieux.
  • Je m’assoie sur l’autre coussin pour écouter la réponse.
  • Je prends l’engagement de répondre à cette demande dans la journée.

Il n’y a juge plus néfaste pour nous que nous-même

Là, je fais une petite pause pour vous dire, que, oui, c’est étrange, comme pratique. Un peu fou, même. Quand je conversais avec mon enfant intérieur par écrit, cela me semblait moins déconcertant et puis, il ne pouvait pas y avoir de témoin. Alors, la première fois que je me suis assise sur le coussin pour parler à voix haute avec mon enfant intérieur, j’ai dû accueillir beaucoup de parties de moi qui me jugeaient et trouvaient cela vraiment ridicule.

Changer pour le meilleur

Finalement, comme j’ai beaucoup d’admiration pour Thích Nhất Hạnh et que je savais intuitivement que je devais dépasser ces jugements pour avancer, c’est ce que j’ai fait. Je pratique l’exercice depuis 9 jours et cela a déjà donné des résultats étonnants. Depuis, je vis plus de joie et de confiance.

Lumière et coucher de soleil

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6 commentaires

Lynfit · 25 février 2019 à 10:49

Merci pour ce partage, j’avais déjà entendu parler de ce livre de Thich Nhat Hanh et je prévois de l’acheter bientôt… je sens que je ne vais pas le regretter… Je trouve que nous sommes très dur envers nous-mêmes, moi la première d’ailleurs car j’ai un côté perfectionniste qui m’empêche de vivre totalement en harmonie… la technique de l’enfant intérieur peut guérir de nombreuses blessures…

    Isabelle Burcheri · 26 février 2019 à 16:15

    Bonjour Lyn,

    Je te confirme que ce livre de Thich Nhat Hanh ira certainement très bien dans ta bibliothèque! Je le rouvre de temps en temps et cela me fait toujours du bien! Je me reconnais quand tu parles de perfectionnisme. Je crois aussi que le dialogue avec l’enfant intérieur permet de défaire le besoin de contrôle lié au perfectionnisme. Il donne une voix à cet enfant qui s’exprime en nous et qui n’est que joie et liberté, quand il se sent entendu! Je t’encourage vivement dans cette voie. À bientôt!

Damien Ondes et Santé · 7 mars 2019 à 07:21

Bonjour Isabelle,
Merci pour cet article !
ça se recoupe à nouveau avec Lise Bourbeau, sous une forme encore nouvelle.
Super ! il en faut pour tous les goûts.

A bientôt et bonne continuation,
Damien
OndesEtSante.com

    Isabelle Burcheri · 7 mars 2019 à 16:02

    Bonjour Damien,

    Je suis contente que ça se recoupe! Consacrer deux défis sur la relation à l’enfant intérieur, ça me semblait beaucoup a priori. Mais finalement, dans l’expérience, c’était vraiment bénéfique. Depuis, j’ai retrouvé ma joie.

    À bientôt,
    Isabelle

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