Lorsque j’ai commencé ce blog, j’étais novice en matière d’énergétique et donc de Ki. Je venais de terminer une formation en magnétisme en ligne, je démarrais une formation en Reiki et je m’apprêtais à commencer une formation en shiatsu. Désormais, j’ai terminé ma première formation de base en shiatsu. Au Québec, au terme de cette formation de 495 h, j’ai le titre de thérapeute en shiatsu.

Au cours des 7 derniers mois, j’ai notamment suivi 205 h de cours pratiques en shiatsu et 45 h théoriques sur les fondements de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). À cela se sont ajoutées 50 h de pratique personnelle et beaucoup de lectures diverses et variées.

Par rapport à bien d’autres, je suis encore débutante. D’un autre point de vue, j’en sais plus qu’une bonne partie de la population. Le tout me confirmant que j’ai acquis suffisamment de connaissances pour savoir que…je ne sais presque rien sur le Ki!

Par contre, je sais que j’en sais plus qu’au début. En outre, je suis consciente que cela prendra encore du temps pour trouver ces fameuses “Clefs du Ki” (c’est-à-dire, développer mes perceptions). Et puis j’ai confiance que je suis sur la bonne voie, à petits pas. D’ailleurs, on n’arrache pas une pousse sous prétexte qu’elle n’est pas devenue un arbre dès le début. On la laisse croître et prendre le temps nécessaire.

Jeune pousse deviendra grande. Photo Pixabay.

C’est quoi, le Ki?

Premièrement, plusieurs d’entre vous seront certainement heureux d’apprendre que le Ki, en japonais, correspond au Qi, en chinois (prononcez “Tchi”). Alors vos yeux s’illuminent, parce que vous avez déjà entendu parlé du Qi Gong. Peut-être l’avez-vous pratiqué? D’autres encore seront sûrement excités d’apprendre que ce “truc-là” correspond aussi au Prana, dans la tradition indienne yogique et ayurvédique. Bon, voilà, vous voyez que vous en savez plus que vous ne le pensiez! De mon côté, oui, j’en conviens, j’en ai déjà parlé plein de fois dans ce blog, mais cet article-ci est aussi pour ceux qui arrivent. Et puis, cette fois, je vais élaborer un peu plus.

Orient vs Occident

Il faut savoir que concept du Ki serait déjà limpide si nous étions nés plus à l’Est. Parce que pour nos cerveaux occidentaux, c’est difficile à comprendre et à traduire. Surtout que l’existence du Ki n’est pas prouvée scientifiquement. Ah, la, la, attention! Nous marchons sur des œufs!

C’est pourquoi, sans doute pour simplifier, on parle souvent d’énergie. Or, si la science occidentale mesure les énergies électrique, électromagnétique, nucléaire, mécanique, etc., elle ne mesure pas le Ki.

Cela revient-il à dire que le Ki n’existe pas? Eh bien non! Comme le dit si bien mon prof de médecine chinoise, c’est juste que la science occidentale est en retard sur les médecines orientales pré scientifiques. CQFD. D’ailleurs, à ce propos, il a raconté l’anecdote suivante. Lorsque les Occidentaux sont arrivés en Chine, ils ont observé les médecins chinois travailler sur les méridiens. (Pour mémoire, les méridiens sont les canaux dans lesquels circule le Ki.) Les Occidentaux ont tenté d’expliquer aux Orientaux que les méridiens n’existent pas, puisqu’on ne les voit pas anatomiquement, quand on dissèque un corps. Alors, les sages orientaux ont répondu que, lorsqu’un mur est fissuré, si nous détruisons le mur, la fissure disparaît aussi. Cela ne signifie par pour autant qu’elle n’existait pas avant la destruction du mur.

La fissure sera t’elle encore là après la mort du mur? Photo de Pexels pour Pixabay.

Le Ki est illimité

“Nous ne pouvons restreindre le concept de Qi à l’idée que nous nous faisons de l’énergie”, Isabelle Laading.

Dans “Shiatsu, voie d’équilibre“, Isabelle Laading rappelle que “le Ki est illimité“. Tout d’abord, il est ce qui précède la matière. Ensuite, il est ce qui la compose. C’est encore le Ki qui insuffle la vie. (D’ailleurs, dans mes cours de yoga, nous parlions de souffle vital pour décrire le prana). Enfin, quand il n’y a rien, il y a encore du Ki.

Pour aller plus loin, nous pouvons dire que le Ki est impliqué dans nos mouvements, dans nos pensées, dans nos émotions (qui sont étymologiquement de l’énergie ne mouvement), dans nos malaises et dans nos joies. D’une part, une concentration de Ki donne de la matière, de la densité, de la force, voire de la tension. D’autre part, une absence de Ki crée de l’espace, de la détente ou de la fatigue.

En résumé et même si c’est imprécis, le Ki est quelque chose d’invisible et d’impalpable à l’origine du visible et du palpable. Il peut prendre la forme des énergies identifiées par la science occidentale. De plus, c’est aussi l’énergie psychique qui s’exprime par nos émotions et se traduit dans notre corps.

Unité corps-esprit

Même si je viens d’écrire que le Ki est impalpable, vous pouvez le sentir dans vos mains quand vous faites l’exercice de la boule d’énergie. De plus, vous pouvez le sentir à la surface de votre peau, quand vous vous reliez à votre corps énergétique. Enfin, vous pouvez l’entendre dans vos oreilles, en portant votre attention sur “les sons qui n’existent pas”. De plus, quand on étudie en shiatsu, on apprend à sentir sur les méridiens, les endroits où le Ki est en excès et les endroits où il est en carence.

Bref, ce sont autant de perceptions qui peuvent être développées, au fur et à mesure. Comme la pousse qui un jour déploiera ses branches.

Photo de Cocoparisienne pour Pixabay

Notre santé

Par ailleurs, selon les traditions orientales (MTC, shiatsu, yoga, entre autres), la santé et la vitalité sont optimales lorsque le Ki circule librement. Ce sont les blocages énergétiques qui seraient à l’origine des malaises, de l’apathie, voire des maladies.

C’est une invitation à considérer l’humain dans sa globalité, comme nous le faisons en shiatsu. Nous abordons la personne dans tous ses aspects, avec son histoire, son vécu. En effet, ces derniers sont imprimés dans son corps (et dans son esprit). Ainsi, défaire des blocages ou ramener du Ki là où il était en carence, peut avoir des conséquences sur le plan physique, émotionnel ou mental.

Dans la vie de tous les jours

D’ailleurs, certaines expressions que nous employons reflètent ces dimensions. Par exemple, une personne dira qu’elle se sent pleine d’énergie (ce qui correspond souvent à une vitalité physique). Elle pourra dire aussi qu’elle veut consacrer de l’énergie à certains projets (là, pour moi, cela se situe plus au niveau de son intention). Au contraire, elle dira peut-être qu’elle ne sent pas de bonnes vibrations, ce qui, pour moi, parle davantage de ce qu’elle ressent, au niveau émotionnel.

Retour aux Clefs du Ki

La fin de ma première formation de shiatsu marque pour moi une étape importante dans ma recherche des Clefs du Ki. Je me sens humble, devant l’immensité du chemin qui est à parcourir. Et aussi, parce qu’il n’y a pas de quoi s’enorgueillir de développer ses perceptions. La graine se vante t’elle d’être devenue un chêne? Elle suit sa voie, tout simplement.

Aussi, je me sens reconnaissante, parce que j’ai appris à sentir le Ki sous mes doigts, à la surface de ma peau, dans mes oreilles et dans mes mains. Je sais, je viens d’écrire qu’il n’y a pas de quoi pavoiser. Cela n’empêche pas de remercier toutes les personnes qui m’ont accompagnée et continuent de m’accompagner dans cette voie.

Enfin, je me sens confiante, justement parce que j’ai rencontré dernièrement des personnes qui m’ouvrent le chemin, en quelque sorte. Certaines sont nées avec des perceptions plus développées, d’autres les ont apprises. Mais toutes considèrent cela comme une partie de leur humanité, qu’elles transmettent volontiers.

C’est ce que j’apprends à faire moi aussi, au fur et à mesure que croissent mes branches.

Photo d’Amandad pour Pixabay

Et vous?

Les concepts développés plus hauts vous sont-ils familiers? Pensez-vous qu’il y ait une unité du corps et de l’esprit? Que vos émotions influent sur votre corps et inversement?

Sources

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *