Mon défi de la semaine 12

Allez! Cette semaine, je fais le plein de vitalité à la source : je m’enracine!

Parce que s’enraciner, c’est se relier à la terre et se remplir de son énergie de vie, c’est un bon moyen pour recharger nos batteries et faire le plein de vitalité.

Ce matin, en allant à l’école, j’étais de bonne humeur, ce qui n’avait pas vraiment été le cas des matins précédents. Il ne faisait pas froid (1 ou 2 degrés) et il y avait un bon vent amical. Quand je dis amical, c’est ainsi que je le percevais, parce qu’il était parfois difficile de garder l’équilibre dans certaines rafales, mais bon, tout est toujours une question de point de vue, n’est-ce pas?

Besoin de stabilité intérieure?

Comme il y avait beaucoup de glace, je tentais de suivre les enfants de loin. En effet, eux couraient sur la glace, mais moi, même avec mes crampons, je glissais. Pourtant, je n’avais pas peur de tomber. Finalement, j’étais juste bien. Comme si à ce moment-là, j’avais conscience que les éléments s’organisaient pour me rappeler que la stabilité intérieure n’a absolument rien à voir avec les conditions extérieures. Pis, quand t’es concentrée pour ne pas tomber, ton mental est rarement en train de te ramener à ta liste de choses à faire, alors, c’est bien, non?

L’importance de s’enraciner

Quand je ne suis pas enracinée, mon esprit ne flotte pas, comme cela arrive à certaines personnes. Je ne me mets pas à rêvasser. Par contre, mon mental carbure plus que d’habitude, sur le nombre pléthorique de choses que je suis supposée faire, comme, réviser, préparer un déménagement, lancer une lessive, ranger, cuisiner, étudier, écrire, que sais-je? Comme je suis étudiante avec 3 enfants, je ne m’arrête jamais. Enfin si, quand je dors et quand je médite. En dehors de ces périodes bénies, je dois faire attention pour ne pas embarquer dans la rumination, les inquiétudes, le jugement ou la colère. Que des bons moyens de disperser inutilement mon énergie.

L’enracinement, une méthode qui a fait ses preuves.

Parfois, dans certaines périodes, comme en ce moment, la méditation est plus difficile. De plus, exceptionnellement, ce matin, je n’avais pas fait de méditation au réveil (cela m’arrive seulement 2 ou 3 fois par an). Donc, je l’ai faite en revenant et bien sûr, j’ai fait une méditation pour m’enraciner. En prime, j’ai décidé de la répéter chaque matin pendant toute la semaine, pour mon défi. Histoire de vérifier que cette méthode est toujours aussi efficace.

Comment s’enraciner en 6 étapes?

Pour ma part, l’idée est d’aller au plus concret, de m’imaginer avoir des racines, comme une plante ou un arbre. La méditation ci-dessous s’inspire de celle intitulée « l’Arbre-Terre-Ciel », proposée par Anne Givaudan, dans son livre, « Formes-Pensées, le chemin de la transformation, tome 2 ».

1 – Se détendre

Pour commencer, je m’assoies au sol, en position de méditation, sur un bloc ou un coussin. Je ferme les yeux et me dépose totalement. Je me relie à ma respiration, à l’air qui entre et qui sort par mes narines. À mon ventre qui se gonfle et se dégonfle.

2- Contacter le sol

Ensuite, j’amène mon attention sur les parties de mon corps qui sont en contact avec le sol. J’essaie de ressentir tout le poids de mon corps se répartir dans mes pieds, mes genoux, mes ischions, comme si ces derniers allaient s’enfoncer dans le sol ou le coussin. En même temps, je me dépose sur la terre qui m’accueille, qui me soutient, comme elle le fait en permanence, sauf que je n’en ai pas toujours conscience.

3- Imaginer un arbre

Puis, j’imagine un bel arbre. Un arbre que je connais ou que j’invente. Et je me vois à l’intérieur de cet arbre. Je perçois la texture de l’écorce, je visite le tronc, je sens la sève, les branches, les feuilles. Je suis l’arbre.

Un des oliviers millénaires que l’on peut admirer sur le site du Pont du Gard (France)

4- Planter les racines

Alors, je visualise des racines qui partent des parties de mon corps en contact avec le sol. Elles s’ancrent dans la terre. Grâce à elles, je perçois la chaleur de la terre, sa texture, son humidité. Mes racines vont de plus en plus en profondeur. Elles puisent l’énergie de la terre. Celle-ci remonte par mes racines. Puis elle arrive dans mes pieds, mes jambes, mes hanches, mon tronc, jusqu’au cœur. J’inspire cette énergie de la terre et j’expire l’énergie usée qui sera recyclée. Je le fais pendant quelques minutes.

5- Faire circuler l’énergie

De là, je laisse circuler l’énergie de la terre dans mon corps. Je la perçois qui se rend dans mes bras, avant-bras, mains, qui remonte dans mon cou, jusqu’à la tête. Ensuite, elle descend dans mon dos, le long de la colonne, dans le bassin, retourne aux jambes. Quand je sens qu’elle est répartie dans tout mon corps, que je suis remplie de cette vitalité, je ramène mon attention dans mon cœur.

6- Remercier

Enfin, je prends un moment pour remercier l’énergie de la Terre qui est venue me visiter. Je remercie la Terre elle-même qui me soutient depuis ma naissance, en tant qu’être incarné. Parfois, c’est un bon moment pour envoyer de l’amour à un être cher, à quelqu’un qui en a besoin ou à la Terre elle-même qui subit tant d’attaques de la part des humains.

Petit bonus

Ginkgo Ateliers propose des méditations guidées que j’aime beaucoup et qui ne sont pas trop longues. Je vous propose celle-ci. Dites-moi si elle vous inspire!

Et vous?

Que faites-vous pour sortir de votre tête et vous enraciner? N’hésitez pas à me faire part de votre expérience dans les commentaires!

Sources

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5 commentaires

Jean-François Clausse · 9 février 2019 à 11:35

Rien qu’à te lire je sentais l’odeur de l’écorce, de l’humus et des champignons merci Isabelle ! 🙂 Pour m’enraciner, de mon côté, outre ces méditations d’ancrage, je trouve qu’il n’y a pas mieux que le yoga. Faire tourner mon corps autour de ma colonne vertébrale par mes mouvements et autour de ma colonne d’air par ma respiration me ramène à ma verticalité, donc à ma gravité, donc à mon incarnation terrestre. Je me sens être un corps, vivant, tonique, vibrant, énergétique et posé sur ma terre physique et sur ma terre intérieure.

    Isabelle Burcheri · 10 février 2019 à 21:29

    Merci Jean-François,
    Je fais du yoga tous les matins, mais c’est tellement beau ce que tu écris, je vais vivre ma pratique différemment à présent!
    Isabelle

Lynfit · 10 février 2019 à 09:27

Pour me connecter à la terre, j’aime marcher pieds nus, dans l’herbe, sur le sable, sur le parquet, n’importe où en fait… le but est de sentir la solidité du sol, mais aussi sa texture. Les sensations me recentrent, j’adore marcher sur la plage, là où les vagues viennent fouler mes pieds, j’essaie de maintenir mon équilibre, de garder le cap, c’est une forme de méditation pour moi et l’air marin est très sain 😉

    Isabelle Burcheri · 10 février 2019 à 21:35

    Bonjour Lyn,
    Merci pour ta réponse.
    Oui, moi aussi j’adore marcher pieds nus et c’est vrai que marcher dans l’herbe, en particulier, me permet de m’enraciner. L’année dernière, je suis allée dans un parc où il y avait une activité qui consistait à marcher pieds nus sur différentes textures. C’était vraiment intéressant comme expérience. Et parfois difficile aussi pour mes dessous de pieds sensibles. Pour réussir à marcher sur des pommes de pin, j’ai beaucoup respiré par le nez!
    Pis sinon, tu m’as vraiment donné envie d’essayer de m’enraciner sur la plage, telle un cocotier mouvant. Merci pour la suggestion. Je vais faire l’expérience quand j’habiterai plus proche de la mer…(parce que pour l’instant, l’air marin est plutôt loin!)
    À bientôt!
    Isabelle

Préparons-nous pour la Terre! - Les clefs du Ki · 13 avril 2019 à 16:43

[…] plus, je donne aussi des shiatsu, bien sûr. Puis, je prends quelques instants chaque jour pour m’enraciner et remercier la Terre (notre planète et la matière), qui me porte et me nourrit. Enfin, je prends […]

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