Ah le silence! Ce second pas du programme de 21 jours pour adopter l’attitude d’un chamane tombe à pic. En effet, je viens de me rendre compte que si je veux publier un article par jour, je vais devoir écrire des articles plus brefs. Donc, faire de la place au silence.

Pour le deuxième jour, il s’agit de s’ouvrir au silence.

Comme je l’ai dit plus haut, il n’y a pas beaucoup plus à dire sur le sujet. Si ce n’est qu’il ne s’agit pas de faire de la place à un silence contraint ou gêné. Au contraire, Arnaud Riou nous invite à goûter au silence du Sage. Celui qui sait quand il faut se taire.

Comment s’y prendre pour recevoir le silence?

Dans les premiers temps, Arnaud Riou recommande de choisir un endroit calme. Par exemple, l’endroit où vous avez l’habitude de méditer. Par contre, il ne s’agit pas de méditer, mais simplement d’y écouter notre silence intérieur. Et même de vous y recueillir, à l’écoute de vos sensations corporelles (mouvements du ventre et de la respiration). De sentir que votre propre corps est un sanctuaire. À la surface, les pensées peuvent défiler librement : elles sont comme des vagues, auxquelles notre esprit ne s’accroche pas. Progressivement, l’activité de notre mental se ralentit d’elle-même. Alors, notre acuité et notre intuition s’affinent. Ainsi, nous accédons à plus de clarté.

En pratique, il est préconisé de s’accorder 3 fois 1 minute de silence par jour.

Ce qui va changer : la pratique de l’art du silence

Par la suite, quand nous serons habitué à fréquenter ce temple du silence intérieur, nous pourrons y retourner autant de fois que nous voudrons. Et ce, quelles que soient les circonstances et l’agitation extérieures. De plus, quand nous prendrons la parole, nous le ferons parce que nous serons convaincus d’apporter de la clarté et de la sagesse. Sinon, nous serons à l’aise de ne rien ajouter.

Marcel Marceau pratiquait une certaine forme d’art du silence. Photo skeeze de Pixabay

Le mot de la fin

Ensuite, promis je me tais, parce que:

« Je n’ai rien à prouver par mon bavardage et rien ne m’oblige à parler pour ne rien dire. Je prends conscience du caractère sacré de la parole. » Arnaud Riou

Source

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4 commentaires

MAGNE jean michel · 10 avril 2020 à 09:31

Bonjour Isabelle,
Couper le pilote automatique ! Ecouter le silence !
Je vous donne mon modeste ressenti sur ces deux défis que vous nous proposez.
J’avoue que comme tout le monde j’ai du mal à ne pas fonctionner avec pilote automatique.
On conduit sa voiture et on pense à la réunion du lendemain,
Le printemps est là mais on ne sait pas voir les cerisiers en fleurs.
La lune est magnifique mais on ne prends pas le temps de l’observer.
Je pourrai citer beaucoup d’autres exemples ainsi.
Aujourd’hui,confinement oblige, j’ai fais du bricolage.
Repeindre des meubles de jardin … et j’ai essayer de penser au « parcours »
de ces objets . Les personnes qui les ont conçus , dessinés, la matière , la fabrication…on peut ainsi aller très loin et être reconaissant envers toutes ces personnes.
Le silece je « l’ecoute » dans ma méditation .
J’imagine et visualise toujours un endroit bucolique en montagne, je suis seul et j’écoute tous les bruits… oiseaux,animaux,vent…
Plus tôt dans la journée, j’avais exécuté le kata de karaté héian nidan qui signfie « paix tranquille »
Ce sont des exercices que je crois connaitre mais , que je redécouvre chaque jour , grace à la respiration , avec un ressenti chaque fois particulier.
Je vous remercie encore pour votre blog et le travail de recherche que vous proposez.
Durant cette période troublée , écrire fait du bien !
Jean Michel MAGNE

    Isabelle Burcheri · 11 avril 2020 à 05:01

    Bonjour Jean-Michel,

    Merci pour votre commentaire. Il est tellement beau et poétique!
    Eh oui! Qui eût cru qu’il y ait des avantages au confinement? Nous avons plus de temps pour être en pleine conscience de tout ce qui murmure et vit autour de nous (et en nous). D’autant que nous sommes dans la saison printanière, où la nature est en pleine expansion. On dirait que rien ne peut l’arrêter. Son énergie nous est accessible, pour peu que nous prenions le temps de nous arrêter et de la ressentir. Merci de me lire et de partager votre propre expérience, de cette belle manière qui est la vôtre.
    Isabelle

Troisième et quatrième pas de chamane avec notre corps. - Les clefs du Ki · 11 avril 2020 à 06:01

[…] avoir fait le silence en nous, nous remarquons naturellement que notre corps nous […]

Parole de chamane - Les clefs du Ki · 15 avril 2020 à 09:41

[…] dans l’article sur le silence, Arnaud Riou suggère de préférer le silence à la parole en cas de doute. Autrement dit, parlez […]

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