Être zen est une attitude qui nous permet de maintenir un niveau d’énergie élevé. En effet, lorsque nous sommes stressés, nos glandes surrénales produisent une hormone, le cortisol. Sa fonction est d’aider le corps à faire face au stress.

Comment? En mobilisant l’énergie nécessaire pour activer les organes impliqués (muscle, cerveau, cœur). Le taux de cortisol varie dans la journée. Mais si nous sommes continuellement exposés à des niveaux élevés de stress, nous allons en produire en continu. Alors, nos glandes surrénales vont s’épuiser et notre énergie va diminuer.

D’où vient le stress?

Certaines personnes sont capables de rester zen dans toute situation. Par contre, d’autres sont stressées à l’idée de prendre l’autobus au lieu de leur voiture. Pourquoi? Parce que le stress n’existe pas en tant que tel. C’est notre mental qui le génère. Il va plus ou moins s’emballer en fonction de sa perception des situations. Nos pensées vont se calmer à l’aide des outils que nous allons développer pour être plus zen.

Ma plongée dans le stress

Je suis entrée dans le 2e millénaire de façon fracassante. À 24 ans, j’ai été engagée par une entreprise de transport. Mon mandat était de gérer leur agence parisienne qui était en perte de vitesse, pour ne pas dire moribonde. Je devais coordonner 30 conducteurs et organiser les livraisons. Vérifier l’entretien du matériel et, bien sûr, la satisfaction des clients.

J’écris « bien sûr » et cela me fait sourire, parce que dès les premiers jours de mon arrivée, j’ai fait face à leur colère. Les clients m’appelaient en criant parce que leurs commandes n’étaient pas livrées. C’était incroyable pour moi. Je voyais ma collègue enchaîner cigarette sur cigarette. La plupart du temps, elle me demandait de répondre au téléphone. Quand c’est elle qui prenait les appels, elle racontait n’importe quoi pour justifier le fait que les camions n’étaient pas là.

Résoudre un problème un à la fois

Mon premier travail a donc été de m’assurer que les livraisons seraient faites. Cela n’a pas été bien compliqué. J’ai vite remarqué que ma collègue n’y arrivait pas à cause de sa dépendance à l’alcool. Elle sifflait une bouteille de whisky par jour (et ce, en ma présence, je ne sais pas ce qu’elle buvait chez elle). J’ai travaillé 3 mois avec le capitaine Haddock, imaginez un peu l’ambiance!

Mettre mes limites

Un jour, notre employeur lui a demandé de partir pour essayer de résoudre son problème d’alcool. J’ai cru que c’était une bénédiction, sur le coup. Toutefois, l’univers n’en avait pas fini avec moi et les choses se sont corsées. Chaque jour, je devais régler au moins 2 problèmes majeurs. Dont certains dus à mon manque d’expérience et de sommeil. Un chauffeur frustré qui avait décidé de ne pas faire l’entretien d’une remorque. Un autre m’appelant la nuit pour une simple crevaison, qu’il savait mieux gérer que moi, de toute façon.

Ne pas s’enfermer ni essayer de tout faire toute seule

Cependant, la plupart des problèmes étaient liés à des événements de la vie de tous les jours, qui font le quotidien des métiers de la route. En voici quelques-uns : retards, intempéries, accidents (parfois mortels), vols, grèves et j’en passe. Je m’appuyais beaucoup sur l’écoute et l’expérience de mes collègues. Je n’ai jamais autant parlé à des policiers que cette année-là. J’ai aussi compté sur la compréhension de mes clients. La plupart des gens aiment l’honnêteté. Inutile d’essayer d’inventer une excuse quand des chevaux se sont échappés et courent sur l’autoroute (ce qui entrave un peu la circulation, vous en conviendrez).

Les signes corporels

L’expérience a duré 13 mois, à raison de 6 jours par semaine. Je n’avais absolument pas été préparée à vivre un tel niveau de stress. Je le gérais totalement inconsciemment dans mon sommeil, qui était de mauvaise qualité. J’étais agitée. Souvent, je parlais dans mon sommeil. En plus, je mangeais mal.

J’ai fini avec ce qui doit correspondre à un épuisement professionnel et j’ai démissionné.

Depuis, j’ai beaucoup cheminé et j’ai de nombreux outils pour rester zen dans les situations qui génèrent du stress. Voici mes 3 habitudes quotidiennes pour rester zen.

1- Aborder une situation à la fois

Je vous ai parlé de mon expérience dans le monde du transport. Mais j’applique cette habitude zen tous les jours, quel que soit le domaine. Il est évident que si je veux simultanément m’occuper de mon bébé, accompagner mon garçon de 10 ans pour ses devoirs, penser à ce qu’on va manger au souper, accompagner mon autre garçon au judo, réviser mes cours de médecine chinoise, donner un Reiki, écrire un article, plier du linge, je vais exploser! Rien que d’écrire cette liste et mon cœur s’emballe!

Donc, ma méthode est de planifier ce que je vais faire, un moment pour chaque situation. Puis reporter ce que je ne peux pas faire. Ne pas oublier d’informer et/ou d’impliquer les personnes concernées, pour qu’elles ne reviennent pas toutes les 3 minutes me demander « Quand est-ce que…? ». Respirer entre chaque. Voire méditer entre chaque, si nécessaire.

2- Mettre mes limites et accepter que j’en aie

Une base pour rester zen, c’est de savoir dire non. Gros défi pour moi chaque jour!

Pour apprendre à dire non, je m’exerce à comprendre que la personne qui me sollicite est capable de mobiliser ses compétences et sa propre énergie pour faire quelque chose. Comme changer une roue de camion ou penser au souper. Je suis remplaçable! (Je le répète pour mon mental). En plus, si la personne résout la situation d’elle-même, elle va développer son autonomie. Son estime de soi va augmenter. Son niveau d’énergie également. Tout le monde en aura bénéficié!

D’un autre côté, accepter mes limites, cela veut aussi dire savoir demander de l’aide. C’est-à-dire que cela peut-être « un oui, mais » :
• J’ai besoin de temps
• Je dois faire des recherches pour te répondre
• Peux-tu le faire avec moi?
• Je vais demander de l’aide à telle personne
• Etc.

Car, pour moi, rester zen, c’est respecter mon rythme. Reconnaître que j’ai besoin de prendre du temps ou de m’appuyer sur des ressources extérieures. Quand je fais cela, mon énergie augmente.

Écouter mon corps

Cette habitude est ma préférée pour rester zen et restaurer mon niveau d’énergie. Dans l’exemple du transport, j’ai carrément négligé mon corps et tous les signaux d’alarme qu’il m’a envoyés. Je mangeais mal, je buvais trop de café, je ne faisais pas assez de sport, je ne respirais jamais, je tombais malade à chaque congé (et je n’en avais pas beaucoup). Quand mon corps en a eu assez de ne pas être entendu, je suis tombée d’épuisement.

Depuis 5 ans, je prends chaque jour du temps pour me connecter à mon corps, plusieurs fois par jour.

Assurément, comme le stress est généré par le mental, si je reviens dans mon corps, je décroche du mental. Conséquemment, en décrochant du mental, j’arrête pour un temps mon activité mentale débordante, qui est énergivore. Au final, je recharge tranquillement mes batteries.

Par contre, il ne suffit pas en effet d’aller courir ou de faire du yoga, parce que les pensées peuvent continuer à m’accaparer.

Comment faire alors? En courant, en faisant mes asanas ou en étant simplement assise, je place toute mon attention dans un organe ou un mouvement, en dirigeant ma respiration vers l’endroit visé. Je peux ainsi rester plusieurs minutes dans mon hallux (gros orteil) gauche avant de passer au mollet, au genou, etc. Quand une zone en particulier attire mon attention (inconfort, tension, etc.), je reste avec cette partie de moi et j’écoute ce qu’elle a à me dire.

Pour conclure, je tiens à dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire cet article et j’espère qu’il vous sera utile. J’aimerais que vous m’indiquiez dans les commentaires si vous utilisez un ou l’autre de ces outils et qu’elle incidence cela a sur votre énergie.

Je mentionne également que cet article participe à l’évènement “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen. J’aime ce blog qui contient des perles, dont mon article préféré!

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14 commentaires

kristine · 28 octobre 2018 à 16:03

Bonsoir Isabelle,
Très joli, ton article et tes habitudes zen !
Il va y en avoir du monde, sur ce carnaval d’articles, avec un sujet aussi passionnant ! 🙂
Tu as bien raison, tout ce que tu dis me parle vraiment ! Et c’est vrai que j’adore écouter mon corps également. D’ailleurs, je trouve que je ne le fais pas assez en ce moment ! Dans mes méditations quotidiennes, j’oublie trop souvent de me centrer sur mes ressentis physiques… Voilà, j’ai trouvé ce sur quoi je vais pouvoir m’entraîner dès ce soir! 😉
A bientôt !
))) Kristine (((

    Isabelle Burcheri · 28 octobre 2018 à 21:23

    Ravie d’avoir contribué à te faire revenir dans ton corps!

Emmanuel Leborgne · 28 octobre 2018 à 21:24

Bonjour Isabelle,

Je dois dire que je me revois dans mon passé au travers de tes témoignages professionnels.
Ma pratique quotidienne et la lecture de ton blog me motive à prendre encore plus soin de ma santé globale.
Merci de m’aider grâce à tes partages.

    Isabelle Burcheri · 28 octobre 2018 à 21:29

    Merci de lire mon blog! Je suis contente qu’il contribue à ton bien-être. Continue de prendre soin de toi.

stephanie · 29 octobre 2018 à 11:07

Merci pour ces sages conseils! Pour ma part, bien que convaincue de l’importance et des bienfaits de la méditation j’ai toujours du mal à en faire un rituel mais j’y arriverai un jour;-) Une chose à la fois, cela vaut aussi pour les bonnes habitudes à mettre en place!

    Isabelle Burcheri · 30 octobre 2018 à 21:28

    Tout-à-fait Stéphanie! As-tu écrit un article sur la question?

    Pour la méditation quotidienne, je te partage ce que je fais, je ne sais pas si cela t’aidera. Je mets mon réveil à 5 h 30 (même le samedi et le dimanche) et je commence par ça. J’aime bien aussi me réserver un temps de 20 minutes, juste après le repas du midi. Cela me permet de repartir en bonne forme pour l’après-midi!

    À bientôt!

Damien · 20 novembre 2018 à 13:21

Bonjour Isabelle,
Merci pour cet article ! Je participe aussi à l’événement et je crois que nous avons au moins deux points très proches sur les 3 😉 (comme avec celui de Kristine d’ailleurs :p
https://ondesetsante.com/3-habitudes-indispensables-pour-etre-zen-et-heureux-au-quotidien/

Très intéressant la thématique de ton blog (je suis praticien en ostéopathie énergétique… 😉
A bientot et bonne continuation !
Damien

    Isabelle Burcheri · 22 novembre 2018 à 21:07

    Bonjour Damien!
    Merci pour ton commentaire. Je suis allée lire ton article.
    Je suis contente que tu aimes la thématique de mon blog.
    Je m’intéresse aussi aux champs électromagnétiques et à leur incidence sur nos vies. Je vais donc suivre le tien!
    Au plaisir!

    kristine · 24 novembre 2018 à 20:19

    Coucou Damien, c’est Kristine de https://comprehension-sante.com/habitudes-zen/
    J’ai vu ton article et nos points communs, en effet 😉 !
    Je vais aussi te suivre car pour ce que j’en ai déjà vu (ou plutôt lu), ton blog est très intéressant ! (j’ai même partagé sur FB) à + !

Marie · 26 novembre 2018 à 04:54

Isabelle,
pour ma part c’est le paragraphe des limites qui fait écho chez moi : savoir dire NON…ça c’est un gros défi pour moi… ! Mais je m’y essaye …quelques fois, et d’autres fois j’oublie encore et je me retrouve dans des situations que je n’ai pas souhaité car je n’ai pas dit Non… ah lala…
Marie

    Isabelle Burcheri · 26 novembre 2018 à 22:04

    Je comprends absolument ce que tu veux dire! Apprendre à dire non, c’est un entraînement. L’important je crois est de ne pas être trop sévère avec soi quand on a dit oui au lieu de non. En être consciente, se respecter dans ses limites, SE PARDONNER, sont déjà des premiers pas essentiels, qui nous aident à peu à peu nous affirmer.

    Isabelle

Lynpixx · 28 décembre 2018 à 13:53

Merci pour ce bel article et ces idées pour combattre le stress, mon secret à moi est le chocolat 🙂

    Isabelle Burcheri · 28 décembre 2018 à 15:04

    Tu dis ça, mais j’ai vu sur ton blog que tu as plus d’un secret! Merci pour ton commentaire et bienvenue sur Les Clefs du Ki!
    Isabelle

Emmanuel Leborgne · 15 janvier 2019 à 21:55

Merci Isabelle pour ton article qui fait du sens pour moi.

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